UTPMA par Lionnel TAILLEBOIS

  • Par kagouille
  • Le 2015-07-10
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UTPMA, le retour par TAILLEBOIS Lionel

 

Si j'étais parvenu à bouclé le circuit en moins de 18 heures j'aurais titré : UTPMA la vengeance.


Mais ça ne s'est pas passé comme cela et il vaut mieux que je fasse profil bas avec un titre plus modeste;


Du coup, je préfère retenir le positif : je suis venu à bout de l'UTPMA, je ne me suis pas blessé et une semaine après je recours avec plaisir (malgré la canicule).
je m'étais plutôt bien entraîné et je partais l'esprit serein. En plus on partait à minuit après une longue journée d'attente, d'où la bêtise mainte fois répétée : je suis parti trop vite.


En tous les cas bien trop vite pour tenir le rythme sur 105 kilomètres et 5600 mètres de D+ et toujours trop vite pour vivre cet UTPMA comme une course de préparation à l'UTMB.


Bon, une fois que j'ai dit cela j'en ai à peu près fini avec les mauvais cotés et les désagréments de la course. 
je vais pas vous mentir, surtout pas à ceux qui ont couru la pastourelle, toute la partie des puys est magnifique et rien que pour évoluer dans ce décors ça vaut le coup de se faire un peu mal au jambes.


Par contre, même s'il n'y a pas d'ascension très longue suivie de grande descente, l'enchaînement des puys, Puy Chavaroche, Puy Mary, Puy Bataillouse, Puy Griou et j'en oublie sûrement, est plutôt technique.


Quand depuis le pied de la montée vous voyez que ceux qui vous précédent avancent à petit train jusqu'au sommet et que vous les voyez redescendre sur l'autre versant à peu près à la même vitesse, vous pouvez vous dire : c'est pas gagné !


Les pentes enherbée étaient les parties les plus piégeuses, ça glissait dur ! Je me suis même retrouvé un moment sur les fesse et là ... bonjour les crampes aux deux mollets (on est parti que depuis une trentaine de kilomètres ...). En réussissant enfin à ramener vers moi la pointe de mes orteils, les crampes passent enfin et je n'en aurait plus jusqu'à ... Et bien j'en ai pas eu d'autres en fait.


Vous l'avez compris, ce n'est pas le côté sportif et performance de l'épreuve que je retiendrai par contre il y a tout un tas de choses sympas à retenir, les paysages, ça je l'ai déjà dit. 


L'amabilité des bénévoles aux ravitos. La qualité des ravitos, toujours bien achalandés avec sucré et salé à volonté. Leur implantation, bien réparti tout au long du parcours, ils permettaient de ne pas se retrouver sans eaux en emportant simplement deux bidons. Maintenant à voir s'il avait fait très chaud mais comme je vous l'ai dit: tout était bien organisé, même la météo était de la partie et il a fait un super temps pour courir. 


La nuit a été juste un peu fraîche là haut, il devait faire autour des 6-8°C mais le vent d'Est qui soufflait très fort sur les crêtes devait nous faire ressentir un température autour des 4°C. En enfilant un coupe vent ça passait bien.


En tout les cas, ce froid et la montée en escalier sur le Puy Mary ont eu pour effet de complètement me gripper les articulations et la descente du Puy Mary a été un peu compliquée, en tout les cas elle n'a pas été rapide, Oh non ...


L'ascension du Puy Griou vaut elle aussi le détour, elle se termine par une section à grimper en mettant les main, c'est du 2 en escalade, la première parie de la descente est du même acabit. Sûrement que les premiers ont survolé ces parties avec facilité mais pour moi, à ce moment là j'étais déjà en mode survie.
La dernière partie de la course, la redescendre sur Aurillac est moins pittoresque et c'es sûrement là que ce qui peuvent encore "envoyer" doivent faire le plus les écarts avec les traînards comme moi. En tous les cas j'aurais trouvé cette section bine monotone si je n'avais pas rencontré un autre coureur en galère. En fait on s'est rapidement bien entendu, il avait abandonné comme moi l'an dernier, il avait à peu près mon age et était là pour prendre sa revanche et préparer une autre course.
Du coup nous avons partagé notre galére en prenant les choses du bon côté. A tel point même que, alors que nous étions dans les faubourgs d'Aurillac et que j'avais envoyé un message à Céline, ma femme pour ceux qui ne la connaisse pas, pour lui dire que j'arrivais dans quelques minutes; nous avons fait une halte et avons bu un verre (très peu alcoolisé) avec les gens du quartier qui faisait là leur repas de voisinage. Nous avons même invité d'autres coureurs à se joindre à nous, comme ils n'étaient pas bégueules, ils se sont arrêtés et se sont enfilé un petit "rosé pamplemousse" pour la route.


Finalement, nous avons fini les dix dernières minutes de notre périple à la frontale et avons franchi la ligne d'arrivée à 22H12. Si vous avez bien suivi, comme on est parti à minuit, il m'a fallut 22H12' pour parcourir 105 km avec 5600 m de D+, c'est pas terrible même si on pondère avec le côté technique de certains passages. En tous les cas bien loin des 16h20' qu'il m'avait fallut pour boucler la même distance sur l'Endurance Trail de Millau.


A 22H30, ou un peu plus tard on se disait au revoir avec mon collègue de galère autour d'une bonne bière bien méritée ...


Finalement, le week-end était plutôt réussi, je suis allé au bout de l'UTMB, je ne me suis pas vraiment "entamé", Céline, maintenant vous savez qui c'est, a pu faire les boutiques d'Aurillac avec la femme de Popaul mon partenaire habituel de trail (on a déjà été ensemble sur le Trail du Beaufortain, l'UTMB 2012, le GRP, l'Endurance trail, plus quelques triathlons et duathlons). Céline a aussi fait une rencontre cocasse à notre hôtel mais ça, je lui laisse le soin de la raconter à qui veut connaître la suite ...


J'arrête là mon récit et je vous donne rendez-vous, si tout va bien après l'UTMB ...

 

 

Lionnel

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